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3ème ravitaillement

Jour 7: Départ avec un convoi de 3 trucks, 1 camion benne, et une voiture pour transporter les 6 tonnes de chargement. Ravitaillement dans de nombreux camps. Nous avons essayé de cibler les petits camps qui n’ont pas été aidés : nous sommes intervenus dans environ une dizaine de camps, allant de 17 à 1500 personnes (mais la plupart aux alentours de 100 personnes). Il n’y a pas grand chose de plus à dire, si ce n’est que les jouets pour enfants ont créé une intense euphorie ! Merci à vous tous et à notre incroyable team !

Nous avons de nombreuses nouvelles à vous annoncer. En effet, notre projet ne cesse de prendre de l’ampleur, et nous envisageons donc nos actions sous un nouvel angle. Nous avons désormais près de 12 000€ de dons (vous êtes incroyables) et l’équipe MAD Lombok ne cesse de grandir. Désormais, ce n’est pas moins de 15 bénévoles indonésiens et 5 personnes en France qui travaillent avec nous au quotidien. Nous souhaitons également vous présenter notre nouveau collaborateur, Daan, un néerlandais qui a fondé sa vie et sa famille ici depuis de nombreuses années. Il avait également initié des actions à son échelle, récoltant également de nombreux dons auprès de ses proches et ravitaillant les villages à l’aide de son propre véhicule. Comme nous, il cherche à aider les villages isolés et permettre aux habitants de reconstruire leur vie.

Nous voyons désormais plus loin que le ravitaillement : le gouvernement semble davantage s’organiser (visite du président indonésien, tickets de ravitaillement…), et le riz semble moins manquer. A l’avenir, nous envisageons de nous concentrer sur les vivres « rares », telles que les produits frais (légumes et fruits), sanitaires (couches, serviettes hygiéniques) et les aides matérielles telles que les bâches (permettant aux habitants de se réfugier à l’ombre, fuyant le soleil de plomb quotidien, ou à se protéger de la pluie la nuit). Les réfugiés nous mentionnent également le besoin d’installer des toilettes, ce qui leur permettrait de retrouver une hygiène de vie et de préserver leur dignité. En effet, dans le meilleur des cas, les sanitaires sont un simple toilette turc installé en plein milieu du camp (voir photos ci-dessous), à la vue de tous. Sinon, les villageois improvisent et se soulagent autour du camp. Outre les désagréments olfactifs et visuels, cela peut propager des maladies et nuire gravement aux réfugiés.

D’autre part, nos bénévoles insistent sur l’importance de mettre en place des écoles provisoires. Si cela permet évidemment aux enfants de continuer à s’instruire, cela permet également aux parents de bénéficier de précieuses heures qu’il pourront mettre à profit pour déblayer et recontruire leur foyer. En effet, les enfants se trouvant tout le temps avec leurs parents, il leur est très difficile de dégager le temps nécessaire à la reconstruction.

Que contenait le chargement aujourd’hui?

  • 2 tonnes de riz
  • 2 tonnes d’eau
  • 150 L d’huile de cuisson
  • 3600 oeufs (320 kg)
  • 910 couches
  • Biscuits
  • 600 serviettes hygiéniques
  • 3000 lingettes
  • 15 kg de poissons / crevettes séchés)
  • 10 Bouteilles 750 L antiseptiques
  • 50 dentifrices
  • 80 brosses à dents
  • Shampoing, savons….
  • Quelques jouets pour les enfants (qui, d’après nos témoignages, sont paniqués par la situation)

Plus de details sur les depenses:

Un encadré en première page et un très bel article rédigé par le Dauphiné Libéré ! Merci à Krystel Bablée, l’équipe du Dauphiné Libéré, et toute notre team Mad Lombok, particulièrement à Claire Perrin au pôle communication !