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4ème Ravitaillement

Après une journée qui a été consacrée aux courses pour le prochain ravitaillement et à la communication, nous nous occupons de distribuer les vivres les deux jours suivants.

Nous ferons moins de stops, et surtout nous acheminerons moins de vivres chaque jour, car les villages que nous rejoignons sont très éloignés et comptent peu d’habitants. Hier, il nous est même arrivé de suivre une moto cross sur des chemins en terre. Nous ne nous aventurons sur ce genre de route qu’avec une petite camionnette maniable et une voiture.

Nous sommes admiratifs devant la construction du camp : perdu au milieu de la forêt, il est efficacement aménagé à l’aide de bambou, de bâches et de draps. Ils n’ont cependant pas de sanitaires. Nous leur promettons de revenir avec de quoi aménager des toilettes.

Ils ne nous laisseront pas repartir avant d’avoir bu une noix de coco (young coconut) et d’avoir grignoté quelques fèves de soja grillées.

Vendredi, nous avons ravitaillé des camps très écartés des villes : c’est parfois en se faufilant entre deux ou trois maisons détruites que nous découvrons une petite communauté derrière. Les enfants sont toujours ravis, nous courant après, nous saluant de joyeux « Goud mo’nin goud mo’nin », nous souhaitant une belle matinée en anglais. Dans un autre camp, nous rencontrons de très vieilles personnes, installées sans aucun confort sous une bâche. La vieille dame semble être très très âgée : elle est minuscule, presque de la taille d’une enfant, assise sur cette couverture. Malgré l’installation spartiate, elle ne cesse de nous sourire, et souhaite prendre des photos avec nous.

Quelques jouets sont distribués aux enfants, des légos pour qu’ils puissent jouer ensemble, et un hochet pour chaque bébé, pour les calmer quand ils pleurent. Une vieille dame nous avait en effet expliqué que les enfants fondent tous en larmes lorsque de nouvelles secousses se font sentir. Hier, vers minuit, la terre a de nouveau tremblé, un séisme de magnitude 6.7 aux alentours de Flores. Ces tremblements ne semblent jamais vouloir finir. Nous avons eu une pensée pour tous ces enfants, qui, sans aucun doute, se sont réveillés en pleurs.

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